02.12.2009
Etude sociologique
Il y a toujours "la France du beurre" et celle de l'huile d'olive.
C'est ce que montrent les tout premiers résultats de la vaste étude Nutrinet-Santé, lancée il y a six mois. À l'heure de la mondialisation, on aurait pu s'attendre à ce que le régime pizza-hamburger, ou, au contraire, la mode du manger sain, effacent les variations régionales en matière d'alimentation. Il n'en est rien.
Charcuterie en Auvergne, beurre en Bretagne et en Normandie, pommes de terre en Picardie, huile d'olive dans le Sud : les écarts sont criants entre le Nord et le Sud constate le chercheur Serge Hercberg, qui coordonne ce programme. On mange moins de fruits et légumes, et de poisson dans les régions du Nord et de l'Est, qui "se caractérisent par des apports moins favorables à un bon équilibre nutritionnel", souligne le scientifique.
Des différences qui s'expliquent aussi par des disparités socio-économiques. Le poisson est ainsi deux fois plus consommé par les revenus les plus élevés. À l'inverse, la consommation de charcuterie diminue au fur et à mesure que le niveau de revenu s'élève. L'obésité est aussi nettement plus fréquente chez les sujets à bas revenus et chez les personnes les moins diplômées. Les régions les plus touchées par ce fléau : le Nord-Pas-de-Calais (18% contre une moyenne nationale de 11%), la Lorraine (17%) et la Picardie (17%).
Les résultats de l'étude Nutrinet montrent aussi que la moitié des femmes (42% des hommes) se considèrent comme trop grosses. Y compris 30% des femmes de poids normal.
Voir l'étude ou s'inscrire pour participer aux résultats (actuellement 31 000 participants) :
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30.11.2009
Dernier bilan en France
Grippe A: huit nouveaux décès dans le week-end, selon Roselyne Bachelot
il y a 38 min
Huit nouveaux décès liés à l'épidémie de grippe A/H1N1 ont été enregistrés au cours du week-end, a annoncé lundi la ministre de la Santé Roselyne Bachelot. Il s'agit d'une épidémie qui "peut avoir des formes majoritairement peu sévères mais qui montre des formes sévères, en particulier chez des jeunes enfants", a-t-elle rappelé sur RMC-Info.
"Nous avons encore enregistré huit décès pratiquement dans le week-end, avec des personnes qui pour la plupart n'avaient ni facteur de risque, ni problème particulier", a ajouté Mme Bachelot, insistant sur la nécessité de se faire vacciner.
La ministre de la Santé, qui devait rencontrer le président Nicolas Sarkozy dans la matinée, a jugé "possible" que la France passe au niveau six du plan de pandémie grippale, rappelant que cette phase avait été "imaginée au moment de la grippe aviaire". "Il y a des outils dans le niveau six qui peuvent d'ores et déjà être utilisés, par exemple l'interdiction des rassemblements". "Mais ça ne veut pas dire qu'on utilisera forcément" tous ces "outils".
Interrogée sur une éventuelle participation des médecins généralistes à la campagne de vaccination, elle a redit qu'elle ne le souhaitait pas. "Je veux préserver la capacité des médecins généralistes à prendre en charge les malades grippés".
Roselyne Bachelot a fait savoir que les 800.000 vaccins en doses unitaires dont dispose la France sont destinés en priorité aux sans-abri. "Je donne ces doses unitaires aux équipes de maraudes qui vont vacciner les plus fragiles d'entre nous", a-t-elle précisé. AP
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