21.11.2009

La nutrition et thérapie de la sexualité

L'Ancien Testament nous apprend que Dieu créa l'homme puis la femme. "L'homme quitte son père et sa mère pour s'attacher à sa femme et ils deviennent une seule chair" (Genèse 2, 24). Bien que saine et naturelle, la sexualité reste un sujet complexe touchant à la fois l'intimité et le bien être; elle dépend tout à la fois, de facteurs neuronaux, hormonaux et culturels.

 Le corps médical sait corréler les liens entre hormones, excitation sexuelle et orgasme mais ne possède pas de système d'évaluation fiable du désir sexuel. Celui-ci est régi par des pensées ou des émotions qui affectent le cerveau d'une manière spécifique et, plus précisément, de façon biochimique. On peut supposer que certaines pensées et émotions comme le plaisir, la crainte ou l'excitation sexuelle génèrent différents groupes de molécules biochimiques dans le cerveau.

 

La fonction sexuelle peut se dégrader avec l'âge avec, pour conséquences, une perte de libido ou des dysfonctionnements érectiles. Cette altération a souvent pour origine des problèmes psychologiques, vasculaires ou hormonaux. Pour éviter cette altération, une certaine hygiène de vie est nécessaire, intégrant une alimentation riche en micronutriments essentiels tels que fruits, légumes, protéines et certaines graisses qui sont tout aussi essentielles; on voit donc que l'hygiène de vie est primordiale pour une bonne fonction sexuelle.

 Les vitamines, minéraux et certains acides aminés et, en particulier, la vitamine E, le zinc et l'arginine, sont des nutriments importants et doivent se trouver dans des proportions correctes.  Le tabac, l'excès d'alcool et le stress ont des effets négatifs sur la santé mais, aussi, sur la sexualité et doivent être évités.

 Pour autant, l'attirance, le désir et la créativité érotique auraient pour cause une substance appelée la phényléthylamine (PEA), un stimulant naturel produit par le corps. Elle apparaît en surcharge dans le système sanguin quand deux personnes tombent amoureuses. L'exercice physique en produit et le chocolat en contient. L'alpha-androstérone, une phéromone puissante, se trouve dans la transpiration et joue un rôle crucial dans l'attirance sexuelle.

 Nous sommes des créatures plus olfactives que visuelles dans nos choix sexuels. La science découvre petit à petit et depuis peu, les phéromones et des études ont été faites sur les odeurs, prouvant ainsi la capacité de la femme à percevoir celles des hommes et réciproquement par des cellules nerveuses très sensibles de leur nez.

 Une étude démontre ainsi que les aisselles dégagent des phéromones et que l'utilisation d'un parfum riche en ce composant donne des résultats assez saisissants. Un parfum à base de phéromones a été synthétisé à partir de sécrétions d'aisselles d'hommes et de femmes sexuellement actives. La conclusion de l'étude souligne que le parfum riche en phéromones a augmenté l'attrait sexuel pour 74 % des personnes comparé à 23 % de celles sous placebo (Norma L. McCoy, Lisa Pitino "Pheromonal Influences on Sociosexual Behavior in Young Women"Physiology and Behavior 75 (March 2002) 367-375).

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d'autres infos sur la libido?

http://lanternerouge.hautetfort.com

20.11.2009

Sécurité sociale

Ce message provient de Bretagne mais je pense que c'est la même chose dans toutes les régions de France .

 http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finister...

 Vague de dossiers en vue à la CPAM

20 novembre 2009 -   Avec la grippe A, les caisses primaires d'assurance-maladie (CPAM) s'attendent à faire face à une déferlante de dossiers de remboursements. Dans les Côtes-d'Armor, ça commence déjà à bouger.

 "Sur la première quinzaine du mois, comparée à la même période l'an dernier, on a traité 15% de feuilles de soins et de dossiers de remboursement en plus", avance-t-on au siège de la CPAM 22, à Saint-Brieuc. On le voit la grippe A, aidée par d'autres virus de saison fait monter la température dans les services. Bizarrement, on n'assiste pas à une augmentation significative des arrêts de travail. Une raison à cela: le virus touche surtout des enfants et des ados qui ne sont pas en âge de travailler. Pourtant, dans cette caisse, on reste sur ses gardes. Car les prévisions font état de 2.000dossiers quotidiens d'arrêts de travail à traiter. Contre 350 à 400habituellement.

 Pas de télétravail: trop compliqué

Pour absorber ce surplus de travail, il faudra des équipes en bonne santé. Aussi, pour éviter que la contagion ne gagne les 460 agents au bureau, AndréPerros, le directeur, prévoit de dissuader les assurés sociaux de se présenter physiquement aux guichets. "Nous avons prévu de privilégier au maximum le téléphone et internet. Le courrier papier peut aussi devenir un vecteur de transmission du virus", soutient-il. La piste du télétravail a été évoquée puis abandonnée. Trop compliquée pour des raisons de compatibilité des outils informatiques.

 Vaccination: 89.299 bons dans le Finistère

À Vannes, la caisse du Morbihan estime que la grippe A n'a pas eu d'incidences sur le traitement des feuilles de remboursement. À la caisse de Quimper, où plus de 31.000 feuilles de remboursement sont traitées quotidiennement par 340 agents, on n'assiste pas encore à une "augmentation significative" du nombre d'actes médicaux. "Nous restons vigilants, car les choses peuvent aller très vite", précise Jacques Cornec, du service communication. En revanche, les services ont redoublé d'efforts pour que les 89.299 bons de vaccination destinés aux allocataires finistériens, via un serveur national, soient expédiés dans les temps. La caisse admet que certaines personnes prioritaires ont été oubliées par le système. Des priorités ont été définies pour faire face à un fort impact de la grippe A sur l'activité. "Nous axerons notre action sur le paiement des indemnités journalières, des aides et des pensions". Ici, comme partout ailleurs, le personnel sera susceptible d'être atteint par le virus. Pour l'instant, la direction ne prévoit pas de faire appel à de la main-d'œu Ce message provient de Bretagne mais je pense que c'est la même chose dans toutes les régions de France .

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Si vous n'avez toujours pas compris...

Je fais de mon mieux pour vous prouver que la théorie du complot des labos assassins est une vaste fumisterie qui circule sur internet.... J'espère que je vous donne avec ces notes des renseignements qui vous permettront de juger sainement.

Si vous ne voulez pas vous faire vacciner pour vous, faites le pour protéger les autres, il y a plus de gens qui vous aiment autour de vous que vous ne vous rendez compte; 

En France, en hiver, la grive saisonnière fait entre 1 million et demi à trois millions de malade pour plus ou mois 3000 morts. Quant l'hiver est très froid et la grippe saisonnière forte, on compte environ 5 millions de malades et au moins 1500 décès de plus. Parmi les personnes très âgées ou atteintes de graves pathologies

Actuellement, la grippe A H1N1 2009 a touché en France 1,5 millions de personnes: ON N'EST PAS EN HIVER!

D'accord, il y a pour l'instant environ 50 décès: mais la majorité est des enfants et adolescents. Ceux qui vont passer plusieurs jours à plusieurs mois en réanimation et, j'espère qu'ils s'en sortiront, auront cependant à se faire prendre en charge TOUTE LEUR VIE car la destruction des poumons, ce n'est pas une plaisanterie...

 PERSONNELLEMENT JE DIS ET JE SIGNE: LES FUMISTES SONT DES FUMIERS QUI VOUS TROMPENT!

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Pour rappel, l' Ukraine compte à peu prés  46,7 millions d'habitants .

http://mondesante.com/pandemies/grippe-a/grippe-a-344-deces-et-1-502-345-malades-en-ukraine-1368.html

 

Grippe A : 344 décès et 1 502 345 malades en Ukraine

Le bilan provisoire de l'épidémie de grippe A (H1N1) en Ukraine est de 344 décès et 1 502 345 malades, dont 1 649 médecins et membres du personnel soignant. Sur les 85 904 personnes hospitalisées depuis le 29 octobre, 233 d'entre elles sont en réanimation et 42 en respiration assistée.

 Une épidémie de grippe est déclarée en Ukraine. Celle-ci s'est déclenchée dans trois oblasts de l'ouest de l'Ukraine (Lviv, Ternopil, Ivano-Frankivsk). Les oblasts de Vinnytsia, Volhynie, Transcarpathie, Khmelnytskyï, Tchernivtsi, Rivne, Odessa, Donetsk, Poltava, Zaporijjia, Tchernihiv, Jytomyr, Mykolaïv, Soumy, Kiev, et la ville de Kiev (la région et la ville sont deux entités distinctes et font l'objet de compilations statistiques spécifiques) ont progressivement été touchés au cours des deux premières semaines de novembre. Aujourd'hui, 26 des 27 entités administratives d'Ukraine sont atteintes avec l'annonce officielle, par le Ministère de la Santé d'Ukraine (MOZ) des premiers cas mortels dans les régions de Dnipropetrovsk, Kirovohrad, et dans la ville de Sébastopol. L'épidémie concerne désormais l'ensemble du territoire ukrainien.

 Le seuil épidémiologique est considéré comme atteint dans 15 régions (Volhynie, Transcarpathie, Lviv, Rivne, Khmelnytskyï, Tchernivtsi, Vinnytsia, Jytomyr, Kiev, Kirovohrad, Tchernihiv, Louhansk, Tcherkassy, République autonome de Crimée) et dans la ville de Kiev. Les régions de Ternopil, Ivano-Frankivsk, Donetsk, Kherson, Mykolaïv, Poltava, Soumy sont considérées comme désormais en dessous du seuil épidémiologique. Selon les informations disponibles, l'épidémie combinerait la grippe saisonnière et la grippe A-H1/N1. La majorité des décès concernerait des sujets qui auraient consulté tardivement.

 Au 19 novembre, la situation était la suivante : 344 décès (328 au 18 novembre, 315 au 17, 299 au 16, 213 au 12, 155 au 9, 174 au 10). Environ 1 502 345 malades (1 457 564 au 18 novembre, 1 400 999 au 17, 1 364 939 au 16, 1 192 481 au 12) soit 44 781 malades au cours des dernières 24 heures. Ce chiffre concerne les malades recensés depuis le début de l'épidémie, le 29 octobre. 85 904 personnes hospitalisées depuis le 29 octobre (83 026 au 18 novembre, 78 326 au 17, 75 862 au 16, 62 462 au 12, 52 742 au 10, 48 972 au 9, 33 972 au 6). L'augmentation du nombre d'hospitalisations se tasse à nouveau avec 2878 hospitalisations au cours des dernières 24h00 (3458 du 17 au 18 novembre, 2464 du 16 au 17, 2489 du 15 au 16, 4289 du 11 au 12, 3887 du 9 au 10, 3994 du 8 au 9, et 4478 du 7 au . Les statistiques indiquent ces derniers jours que les personnes sortant des hôpitaux sont plus nombreuses que celles qui y entrent : 4137 personnes ont quitté les hôpitaux du 18 au 19 pour 2878 hospitalisations (7665 et 2462 du 16 au 17).

 Environ 233 personnes en réanimation et 42 en respiration assistée (257 et 38 au 18 novembre, 317 et 41 au 17, 354 et 45 au 16, 350 et 41 au 12, 334 et 45 au 11, 446 et 50 au 9, 251 et 27 au 6). Le MOZ a également informé de ce que 1 649 médecins et membres du personnel soignant avaient été hospitalisés depuis le début de l'épidémie. Parmi eux, 13 sont décédés.

 Le gouvernement ukrainien a mis en place un ensemble de mesures de quarantaine visant à limiter l'extension de l'épidémie : L'ensemble des établissements scolaires d'Ukraine sont fermés pour trois semaines (confirmé le 6 novembre par le Service de presse du Ministère de l'Education et de la science d'Ukraine). La Commission spéciale de lutte contre l'épidémie devrait statuer vendredi sur la levée ou la poursuite de la quarantaine comme l'a annoncé le Premier Ministre d'Ukraine, Youlia Tymochenko, mercredi 18 novembre, à l'occasion du Conseil des Ministres. La participation à des manifestations de masse est déconseillée et certaines sont annulées.

- Des mesures prophylactiques renforcées sont introduites dans les aéroports, les gares, le métro, les transports en commun, les marchés, les entreprises, les établissements de restauration, les commerces. Une campagne de vaccination contre la grippe A H1/N1 a été annoncée. Le Gouvernement a également mis en place une surveillance des pharmacies visant à s'assurer du respect, par celles-ci, de la présence, en quantité suffisante, des médicaments stipulés par l'administration, et de l'absence de spéculation en matière de prix.

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Grippe porcine: doutes en Chine - chiffres précis exigés

Le gouvernement chinois a demandé aux autorités locales des rapports plus précis sur l'ampleur de la grippe H1N1 dans le pays. Un médecin, très impliqué dans la révélation de la crise du SRAS de 2003, a mis en doute le nombre de décès officiellement recensés.

 Le ministère de la santé a appelé les "responsables de la santé de tous niveaux à la prévention consciencieuse de la grippe A(H1N1) et au contrôle du travail de recensement" des cas, selon un communiqué publié jeudi soir.Il affirme aussi qu'il est "strictement interdit de dissimuler, d'omettre ou de retarder la publication des morts du H1N1", sous peine d'en être "tenu responsable".

 Le même jour, Zhong Nanshan, un expert médical de la province du Guangdong (sud), cité par un journal, avait estimé que le bilan des décès de cette grippe était certainement supérieur et que des cas étaient dissimulés. A ce jour, la grippe porcine en Chine a officiellement fait 53 morts, pour 70.000 cas recensés.

 Pendant la crise du syndrome respiratoire aigü sévère, Zhong avait défié les autorités et parlé publiquement de l'ampleur de cette épidémie de pneumonie atypique, sur laquelle le gouvernement avait étouffé toute information pendant six mois, s'attirant les foudres de la communauté internationale.

 Apparu en novembre 2002 en Chine, le SRAS avait déclenché une crise sanitaire mondiale l'année suivante, provoquant la mort de près de 800 personnes, en majorité en Asie, dont près de 350 en Chine. C'est seulement en avril 2003 que Pékin avait commencé à fournir des chiffres crédibles sur les malades.

18.11.2009

point situation mondiale

November 12, 2009, 1:30 p.m.

http://www.cdc.gov/media/transcripts/2009/t091112.htm

Anne Schuchat :
Secondly highlighting one of the groups that's very hard hit with influenza complications.  People with diabetes.
l'un des groupes qui est très durement touchés avec des complications de la grippe. Les personnes atteintes de diabète.

People with diabetes have an increased risk of severe illness from any flu. And when people with diabetes get flu, it can be more difficult for them to manage their blood sugar.  They can suffer high or low blood sugar.  Pay special attention with flu when you have diabetes is important.  People with diabetes account for about 12% of all of the hospitalizations we've seen from the h1n1 influenza virus.  If we focus in on adults, 19% of those people who have been hospitalized have diabetes.  We know that people hospitalized with h1n1 influenza who have diabetes have a good chance of ending up in the intensive care unit.  One in four hospitalized patients with diabetes did require intensive care unit management. So this can be a very severe illness in people with diabetes.
Quand les personnes atteintes de diabète attrapent la grippe, il peut être plus difficile pour eux de gérer leur glycémie. Elles peuvent souffrir d'une  concentration de sucre dans le sang élevée ou faible. Portez une attention particulière à la grippe si vous avez le diabète est important. Dans le suivi du virus H1N1 de la grippeLes personnes atteintes de diabète comptent pour environ 12% de l'ensemble des hospitalisations, . Si nous regardons particulièrement la population des adultes, 19% des personnes qui ont été hospitalisés souffrent de diabète. Nous savons que les personnes hospitalisées avec de la grippe H1N1  qui ont du diabète risquent fortement de se retrouver dans l'unité de soins intensifs. Un quart des patients hospitalisés pour un diabète n'a pas besoin au recours au service de l'unité des soins intensifs. Aussi cette grippe H1N1 peut être une maladie très grave chez les personnes atteintes de diabète.

It's very important for people with diabetes to be vaccinated.  People with diabetes who have fever and cough or other symptoms of respiratory illness like flu do need to check with health care providers.  We recommend viral medicine, Tamiflu.  it's not necessary to wait for test results to come back on influenza testing, it's just important to get prompt antiviral medicine of the third step diabetic patients can take in the face of this flu pandemic, make sure they have been vaccinated against pneumococcal infections.
Il est très important à se faire vacciner pour les personnes atteintes de diabète . Les personnes diabétiques qui ont de la fièvre et une toux ou d'autres symptômes de maladies respiratoires comme la grippe n'ont pas besoin de vérifier avec les fournisseurs de soins de santé. Nous vous recommandons comme antiviral, le Tamiflu. Il n'est pas nécessaire d'attendre le retour sur les tests de l'influenza, il est juste important d'obtenir les antiviraux rapidement, ceux de la troisième étape que les patients diabétiques peuvent prendre face à cette pandémie de grippe, assurez-vous qu'ils ont été vaccinés contre les infections à pneumocoques.

So for April through October 17th, we estimate the 22 million people have become ill from pandemic influenza.  We estimate 98,000 people have been hospitalized so far through October 17th.  And the upper and lower estimates on hospitalizations are from 63,000 to 153,000.  We estimate that 3,900 people have died so far in the first six months of the pandemic from this virus.  And the estimates there are from 2,500 up through 6,100 people having died so far.
Alors, d'avril au 17 Octobre, nous estimons que les 22 millions de personnes ont été atteintes par la grippe pandémique.Selon nos estimations, 98.000 personnes ont été hospitalisées jusqu'au 17 Octobre. Et les estimations hautes et basses sur les hospitalisations sont de 63.000 à 153000. Nous estimons que 3.900 personnes sont mortes à ce jour dans les six premiers mois de la pandémie due à ce virus sur une  estimation globale des décès comprise entre  2500 et 6100 à ce jour.

So I also want to give you some estimates for cases, hospitalizations and deaths for different age groups.
So in children under 18, we estimate 8 million children have been ill with influenza, 36,000 hospitalized, and 540 children have died from this pandemic influenza.  In the first six months of the pandemic for adults 18 to 64 years of age, we estimate 12 million cases, 53,000 hospitalizations, and 2900 deaths.  For people 65 and over, we estimate about 2 million cases, 9,000 hospitalizations and about 440 deaths.
Je tiens également à vous donner quelques estimations pour le cas, d'hospitalisations et de décès pour les groupes d'âge différents. Alors, chez les enfants de moins de 18 , nous estimons 8 millions d'enfants ont été atteints de la grippe, 36.000 hospitalisés, et 540 enfants sont morts de cette pandémie de grippe. Au cours des six premiers mois de la pandémie pour les adultes de 18 à 64 ans d'âge, nous estimons que 12 millions de cas, 53.000 hospitalisations , et 2900 décès. Pour les personnes de 65 ans et plus, nous estimons à environ 2 millions de cas, 9.000 hospitalisations et environ 440 décès.

question:
Doctor, did you say 540 children, and you were reporting about 120 recently.  That's quite a jump.  I thought the CDC was keeping careful track.  Could you tell us a little bit more about how that number jumped so dramatically.
Docteur, vous avez dit 540 enfants, alors que dans un rapport récent 120 étaient mentionnés. C'est un écart important . Je pensais que le CDC avait un suivi attentif. Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur le comment de cette augmentation spectaculaire?

Anne Schuchat: that's right.  As of last Friday we reported 129 children had been reported with laboratory confirmed h1n1 influenza.  Additional reports have come in about pediatric deaths from laboratory confirmed influenza where typing information wasn't available.  We know that a number of the deaths that we're seeing are occurring outside the hospital where testing is not possible.
Vendredi dernier, nous avons signalé 129 enfants ont été rapportés avec la grippe H1N1 confirmés en laboratoire. D'autres rapports sont venus précisant qu'il n'était pas possible de mentionner la confirmation du laboratoire. Nous savons qu'un certain nombre de morts que nous voyons sont survenus à l'extérieur de l'hôpital où le dépistage n'est pas possible.

question:
What is your message to the public, parents and adults, when they hear these new numbers?
Quel est votre commentaire pour le public, les parents et les adultes sur ces nouveaux chiffres?

Anne Schuchat: influenza is serious.  Vaccination is the best effort to protect one's self or family.  These efforts give a bigger picture of what's going on and reaffirm the priority recommendations we've given.  We focus vaccination on younger people because they are disproportionately affected with the virus.
Anne Schuchat: la grippe est grave. La vaccination est le meilleur moyen pour se protéger soi-même ou sa famille. Ces efforts donnent une image globale de ce qui se passe et de réaffirmer les recommandations prioritaires que nous avons donnée. Nous mettons l'accent sur la vaccination des personnes plus jeunes parce qu'ils sont touchés de façon disproportionnée avec le virus.

04.11.2009

Dans le monde :

6'790 (8'886) morts

Amériques (4'820-6'864) : 1'465 (3'509) aux Etats-Unis, 1'403 au Brésil, 593 en Argentine, 354 au Mexique, 162 au Pérou, 136 au Chili, 131 en Colombie, 105 au Canada, 95 au Venezuela, 75 en Equateur, 56 en Bolivie, 43 au Paraguay, 38 au Costa Rica, 33 en Uruguay, 22 en République dominicaine, 22 au Salvador, 18 au Guatemala, 16 au Honduras, 11 au Nicaragua, 11 au Panama, 7 à Cuba, 5 en Jamaïque, 5 à Trinidad et Tobago, 4 aux Bahamas, 3 à la Barbade, 2 au Suriname, 1 à la Guadeloupe, 1 en Guyane française, 1 aux Iles Caïmans, 1 à la Martinique et 1 à Saint-Christophe-et-Niévès.

Asie (1'270) : 477 en Inde, 182 en Thaïlande, 77 en Malaisie, 62 en Arabie Saoudite, 47 au Japon, 42 en Corée du Sud, 39 à Hong Kong, 39 en Israël, 37 au Vietnam, 30 aux Philippines, 28 en Iran, 27 à Taïwan, 25 à Oman, 19 au Koweit, 18 à Singapour, 16 au Yémen, 14 en Russie, 11 en Turquie, 10 en Indonésie, 7 au Bangladesh, 7 en Chine, 7 en Irak, 7 en Mongolie, 7 en Syrie, 6 à Bahrein, 6 aux Emirats arabes unis, 5 en Jordanie, 4 au Qatar, 3 au Cambodge, 3 au Liban, 2 à Macao, 1 en Afghanistan, 1 à Brunei, 1 en Géorgie, 1 au Laos, 1 en Palestine et 1 en Syrie.

Europe (350-402) : 143 en Grande-Bretagne, 63 en Espagne, 22 (70) en Ukraine, 18 en Italie, 15 (18) en France métropolitaine, 15 en Norvège, 11 en Irlande, 10 aux Pays-Bas, 7 en Belgique, 6 en Allemagne, 6 en Grèce, 6 au Portugal,, 5 en Hongrie, 5 à Malte, 4 en Bulgarie, 3 en Suède, 1 (2) en Biélorussie, 2 en Serbie, 1 en Autriche, 1 en Croatie, 1 en Finlande, 1 en Islande, 1 au Luxembourg, 1 en Moldavie, 1 en République tchèque et 1 en Slovénie.

Océanie (228) : 187 en Australie, 19 en Nouvelle-Zélande, 9 en Nouvelle-Calédonie, 7 en Polynésie française, 2 aux îles Samoa, 1 aux îles Cook, 1 aux îles Marshall, 1 aux îles Salomon et 1 aux îles Tonga.

Afrique (122) : 91 en Afrique du Sud, 8 à Maurice, 6 en Egypte, 6 à la Réunion, 2 à Mayotte, 2 au Mozambique, 2 à Sao Tomé-et-Principe, 1 au Ghana, 1 à Madagascar, 1 en Namibie, 1 au Soudan et 1 en Tanzanie.

02.11.2009

Les Nutriments Anti-Graisse - 1 de 3

Beaucoup de gens considèrent encore que les régimes sont la meilleure méthode pour perdre du poids. Bien sûr, les gens qui mangent vraiment beaucoup trop peuvent perdre du poids en faisant une réduction des apports caloriques. Cependant, il est de plus en plus apparu que le "comptage de calories" n’est pas la solution aux problèmes de poids.

 

Les régimes permettent de perdre rapidement quelques kilos, mais ce poids est presque toujours repris dès que les régimes sont interrompus parce que les kilos perdus consistent essentiellement en eau et en tissu musculaire. Le résultat caractéristique des régimes est l’augmentation du pourcentage de graisse corporelle et la diminution de la masse musculaire, celle qui brûle les calories! le métabolisme basal (les calories dépensées au repos) diminue au fil des régimes qui deviennent de moins en moins "payants" parce que le corps ne répond plus. C’est ce qu’on appelle l’effet "Yo-Yo" dans lequel chaque cycle de perte et reprise de poids rapproche encore plus sûrement de l’obésité.

 

L’objectif d’un programme anti-graisse sérieux n’est pas seulement de perdre du poids mais de modifier la composition du corps pour accroître sa capacité à brûler en permanence des calories. Pour cela, il faut augmenter la masse musculaire et diminuer la masse graisseuse. C’est le miroir et la taille des vêtements, beaucoup plus que la balance, qui permettent de juger des résultats.

 

Trois principes à respecter pour rester mince

1) ne mangez pas n’importe quoi en n’importe quelle quantité. Evitez les graisses saturées ce sont elles que l’organisme convertit le plus aisément en graisses de réserve. Eliminez les sucres rapides et limitez l’alcool à une consommation raisonnable de vin rouge de bonne qualité. Buvez de l’eau en quantité tous les jours. Consommez des aliments riches en fibres.

 

2) faites un peu d’exercice tous les jours. Même 30 minutes de marche à pied élèveront votre métabolisme basal pendant 24 heures. Pour perdre du ventre, il a été conseillé de faire plus de 40 mn de pédalage-maison; c'est à partir de ce temps que la graisse du ventre commence à se dissoudre; il faut, de toutes façons patienter souvent un minimum de deux mois.

 

3) prenez des nutriments anti-graisse en quantité adéquate et pendant la durée nécessaire. La science de la nutrition a réalisé d’immenses progrès en quelques années. Nous avons découvert comment certains nutriments influençaient la décision de l’organisme de conserver ou brûler ses réserves graisseuses. En choisissant d’incorporer ces nutriments à votre alimentation, vous commencerez à contrôler votre propre métabolisme au niveau biochimique.

 

Les nutriments anti-graisse :

Ils peuvent vous permettre de réduire votre graisse corporelle en quelques semaines, d’améliorer votre métabolisme, de supprimer les crises de fringale tout en conservant ou en accroissant votre niveau d’énergie. Utilisez les pour :

 

1 - Bloquer l’absorption des graisses alimentaires

Le Chitosan est une fibre extraite de l’exosquelette des crustacés, dont la polarité électrique est inverse de celle des lipides. Prenez du Chitosan avant un repas et il se combinera aux graisses contenues dans l’alimentation pour former avec elles un gel indigestible que vous évacuerez ensuite naturellement. Chaque gramme de Chitosan bloquera ainsi l’absorption de 4 à 8 grammes de graisse. Or, la plupart des gens obtiennent 30 à 40% de leurs calories des graisses qu’ils ingèrent alors que seuls 6% sont réellement nécessaires. Une bonne vingtaine d’études réalisées dans différents centres d’études et différents pays attestent de l’efficacité du Chitosan : "Le Chitosan inhibe spécifiquement la digestion et l’absorption des graisses alimentaires". Et cette spécificité permet de perdre du poids. Le Chitosan n’est pas la pilule miracle qui permet de perdre 10 kilos en 15 jours mais il fonctionne lentement et sûrement: la prise de 4 à 5 grammes de Chitosan par jour permet de perdre sans effort jusqu’à 1 kilo de graisse par mois. Le Chitosan est une arme sûre et efficace que vous devez inclure dans votre arsenal anti graisse!

A suivre

 

30.10.2009

Si la grippe mondiale vous inquiète

INFOS IMPORTANTES

 

http://cuisinetsante.hautetfort.com/

28.10.2009

Etes-vous prêts? vraiment prêts

La grippe A est  une "menace sociale"

Pour Patrice Bourdelais, historien et professeur à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris, l'épidémie pourrait provoquer de graves tensions dans le pays.

Le ministère de la Santé n'a cessé de communiquer durant l'été. Aujourd'hui, les stocks de vaccins sont là, mais l'épidémie se fait attendre. Certains doutent même de son existence. Alors pourquoi les pouvoirs publics se sont-ils autant mobilisés?

Il y a d'abord un particularisme français: depuis l'affaire du sang contaminé, le principe de précaution régit l'attitude de nos gouvernants en matière de santé publique. Mais, plus généralement, aujourd'hui, c'est l'ensemble des sociétés contemporaines qui présentent un seuil de tolérance extraordinairement bas aux événements imprévisibles et dramatiques. Un décès, et c'est la Une des journaux télévisés. La mort fait peur, elle a été peu à peu exclue de notre environnement, au point que nous sommes très démunis face à elle. Qui se souvient que la grippe de Hongkong a provoqué en France, durant l'hiver 1968, la disparition de 28 000 personnes? Où est ­notre mémoire collective de ces deuils?

Comment expliquez-vous l'évidente réticence des populations à se faire vacciner, même gratuitement?

On peut appeler cela le syndrome de Pierre et le loup: l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a eu beau monter ce phénomène en épingle, les Français, eux, ne voient toujours rien venir. Pis: on leur explique que le vaccin a été (trop?) rapidement étudié par les autorités de santé, qu'il contient des adjuvants– le mercure, notamment. Comme les pouvoirs publics, les individus raisonnent en termes de risque. Sans doute le risque épidémique est-il actuellement, à leurs yeux du moins, inférieur au risque vaccinal.

 

Il suffirait donc que l'épidémie arrive vraiment pour que la demande de vaccins explose?

C'est très vraisemblable, et je ne vois pas comment on échapperait alors à des tensions sociales importantes, en France comme ailleurs. Il n'est pas impossible que certains gardent précieusement par devers eux "leur" Tamiflu, voire en arrivent à se battre pour faire partie des premières personnes vaccinées... Les personnes saines vont accuser les malades d'être irresponsables pour ne pas s'être fait vacciner. Ce ne sera pas la guerre civile, mais les clivages à l'intérieur des pays risquent d'être plus nets encore que ceux entre nations.

 

Voila donc pourquoi les personnes soi-disant saines piquent la place aux handicapés, celles au macaron… les personnes handicapés sont des super privilégié-e-s, CQFD

 

D'autant que les conditions de distribution du vaccin ne sont pas totalement réglées...

C'est même, à ma connaissance, une première dans l'histoire de notre pays: les pouvoirs publics ont établi une hiérarchie entre les prioritaires (personnel de santé, adolescents...) et les moins prioritaires (la population générale). Tout le monde pourra être vacciné, mais pas la même semaine. Or, sur ce point précis, les pouvoirs publics manquent de pédagogie; à mon avis, ils commettent une erreur, car certaines réactions seront violentes.

 

De quelle violence parlez-vous?

Ceux qui apprendront brutalement qu'ils ne pourront être vaccinés au moment où ils le souhaitent le vivront très mal. Pour peu que survienne un élément supplémentaire (chômage, origine étrangère, quartier difficile, etc.), ils en concevront un sentiment d'injustice fort, quelque chose de l'ordre du "décidément, je ne suis pas un Français comme les autres". Ils se sentiront abandonnés par le gouvernement. De ce point de vue, la grippe A constitue une menace pour la cohésion sociale.

25.10.2009

Pris dans un forum sérieux

ce qui se passe aux USA me parait surréaliste.

j'ai des sentiments mitigés.. on peut effectivement se dire qu'ils veulent écouler leur vaccin et toutes  choses dans la même veine, ou qu'ils continuent sur leur lancée, maintenant que la machine a été lancée

 

mais j'ai plutôt l'impression que leur système de santé est en mauvais état, moins performant que celui de l'Australie qui a bien " absorbé" l'accroissement de travail en réanimation.

nous avons eu des nouvelles un peu hallucinantes du Texas et d'Albuquerque, avec un afflux de malades tremblants de fièvre, emballés dans des couvertures ..

avec des gens qui participent à des " loteries" pour gagner une consultation gratuite en médecine pour leur diabète, etc..

d'autres qui prennent leur médicament un jour sur deux, par manque d'argent

on sait aussi qu'il y a beaucoup d'obèses , qui sont des personnes fragiles ( > à 30 % de la population dans beaucoup d'états )

donc la population ne va pas bien en général

 

 

une des solutions est de vacciner, pour éviter l'afflux de malades;

seulement, ils n'ont pas reçu les vaccins.. pas assez.

d'où les queues dans la rue

 

traduction auto d'un post de laidback all de flutracker qui est allé voir comment se passait une vaccination

http://www.flutrackers.com/forum/showthread.php?t=129869<...

Mes observations de première main des cliniques de vaccination

Aujourd'hui, c'était le premier jour que nos services de santé locaux faisaient la première série de vaccin H1N1 injectable disponible en quantités limitées. J'ai profité de l'occasion pour visiter l'un des dispensaires aujourd'hui de la date de l'ouverture. J'ai vérifié la ligne et écouté les personnes causant la ligne. ( la ligne = la queue)

Les gens ont apparemment commencé à faire la queue au moins trois heures avant l'ouverture des cliniques. La clinique avait du personnel dans les rues de diriger le trafic intense. Il y avait des centaines de personnes en ligne et la ligne ne cesse de croître pendant plusieurs heures. Des chaises sont portées, le café chaud, et petit-déjeuner pendant qu'ils attendaient en file. Presque toutes les personnes en ligne ont été les familles qui élèvent leurs enfants à la vaccination. Une femme, travaillant dans un établissement de soins de santé, a déclaré que même les médecins et les infirmières dans son établissement n'avait pas encore reçu le vaccin. Elle était là parce qu'elle avait une condition sous-jacente.

Bien que les détails ésotériques du programme de vaccination (comme nous l'entendons ici, à FT) ne sont pas claires à la plupart des personnes dans la file, ils ont attendu patiemment toute façon. Certains compris la différence fait l'FluMist vivants atténués, et le virus inactivé dans les injections. Certains référencés de la CDC dans les conversations et tous l'air de savoir que les vaccinations ont été limités à des groupes hautement prioritaires. Ces gens étaient dans la moyenne des familles et des individus, tout comme vos voisins de palier ou de parents éloignés. Ils ne semble comprendre que les jeunes avaient un risque plus élevé et c'est pourquoi ils sont venus et ont fait la queue. Il était agréable pour moi de voir l'attitude de ces personnes. Parfois, certains d'entre nous sont blasés par les pseudo-intellectuels et les opposants des maux de la vaccination en général.

La ligne a été ordonnée et pacifique. En quelques heures, la clinique avait eu pénurie de vaccin. Je restais à voir combien ont été détournés. Il est décourageant de voir des familles à révéler et avoir leurs enfants à l'arrière de la ligne à l'autre extrémité du bloc. Pendant ce temps les personnes plus âgées, dont certaines en chaises roulantes, certaines avec des réservoirs d'oxygène, a lutté pour venir à bout de la ligne, aussi bien. Certains ont même payé pour avoir un taxi les déposer, je pense qu'ils n'ont pas eu un copain de la grippe à compter.

Cela s'est produit ce matin avant d'Obama a annoncé la «urgence». Que la prochaine série de vaccinations public sera aussi ordonnée et pacifique reste à voir. J'espère que le vaccin peut être livré en quantités suffisantes pour répondre aux besoins de ceux qui le veulent. Je crains que la déclaration d'une «urgence», provoquera un processus moins ordonné la vaccination lorsque le prochain arrivage arrive.

18.10.2009

Cela nous concerne aussi

Pandémie grippale : ce qui attend nos services de réanimation

source : http://groups.google.com/group/fr.bio.medecine/browse_thread/thread/034c2ad041cb8d70

La gravité réelle de la pandémie grippale actuelle est toujours l'objet  de controverse.

Pour être simple deux positions s'affrontent aujourd'hui.

Certains, de plus en plus nombreux, sur la base des chiffres modestes de morbidité et surtout de mortalité enregistrés ces dernières semaines dans l'hémisphère Nord, estiment, pour résumer leur pensée, que l'on a fait beaucoup de bruit pour rien (ou pas grand chose) et que les sommes considérables engagées pour prévenir la propagation de l'épidémie par une vaccination de masse auraient pu être mieux utilisées.

 

D'autres, se fondant sur les premières données cliniques rapportées aux Etats-Unis et au Mexique et sur les précédents historiques, considèrent que ne nous ne sommes peut-être qu'à l'aube d'un phénomène de très grande ampleur.

 

Loin des polémiques sur la pertinence de telle ou telle mesure, un article publié en ligne par le New England Journal of Medicine nous fournit des éléments chiffrés fiables pour étayer notre réflexion et surtout pour nous préparer à prendre en charge les patients les plus graves.

 

Ce travail est le premier qui décrit de la façon la plus exhaustive possible les conséquences d'une épidémie hivernale de grippe A (H1N1) : celle qui est survenue en Océanie au cours des mois de l'hiver austral entre juin et août 2009.

 

 Il est en effet à relever que les études publiées précédemment concernaient les cas enregistrés au début de la pandémie dans les pays de l'hémisphère Nord c'est-à-dire en périodes printanières ou estivales qui ne favorisent pas habituellement la propagation des virus grippaux. 5 % des lits de réanimation occupés par des patients atteints de grippe

 

Au cours de ce trimestre d'hiver, la société australienne et néo-zélandaise de réanimation (ANZIC) a recensé 722 cas de grippe A (H1N1) confirmés biologiquement admis dans les 187 services de réanimation des deux pays.

 

Australie et Nouvelle Zélande étant des états développés dotés d'un système de soins efficace, on peut estimer que la très grande majorité des cas de grippe A pandémiques qui auraient nécessité un séjour en réanimation ont été inclus dans ce travail. Seuls pourraient y avoir échappé, d'éventuelles formes fulminantes décédées avant l'admission ou les faux négatifs du diagnostic biologique (PCR ou sérologie).

 

La fréquence minimum des formes graves imposant la réanimation a donc été de 28,7 cas par million d'habitants au cours de ce trimestre d'hiver en Australie et en Nouvelle Zélande. A titre de comparaison, au cours des 4 hivers précédents, les hospitalisations pour pneumonie virale en réanimation dans ces deux pays étaient 15 fois moins fréquentes (57 cas en moyenne). Au total, durant cet hiver et en moyenne, 5,2 % des lits disponibles en réanimation étaient occupés par des patients atteints de grippe A (H1N1) (avec un maximum de 19 % dans une région et durant une période).

 

Femmes enceintes et obèses en première ligne

Cette étude a permis par ailleurs de confirmer certains des facteurs de risque de formes graves déjà identifiés dans les publications précédentes avec une fréquence nettement majorée pour :

- les femmes enceintes (9,1 % des patients contre 1 % dans la population générale),

- les sujets obèses (28,6 % avaient un IMC supérieur à 35 contre 5,3 % dans la population générale),

- les sujets ayant des antécédents broncho-pulmonaires (32,7 %).

Par ailleurs aborigènes d'Australie et Maori de Nouvelle Zélande étaient  également surreprésentés parmi ces formes graves.

Comme dans les autres séries publiées, la très grande majorité des  sujets avaient moins de 65 ans (92,7 %), la tranche d'âge la plus touchée étant celle des enfants de moins d'un an.

Plus de 15 % de décès prévisibles parmi les patients admis en réanimation Les tableaux cliniques présentés par ces patients étaient largement dominés par les syndromes de détresse respiratoire aiguë d'origine virale (environ 50 %), devant les surinfection bactériennes (environ 20 %).Une ventilation assistée a été nécessaire dans 456 cas et pour 53 patients un oxygénateur extracorporel à membrane (ECMO) a été utilisé. Au 7 septembre, 14,3 % de ces patients étaient décédés et 15,8 % demeuraient à l'hôpital dont 5,1 % en réanimation.

 

Des projections pour la France

Si l'épidémie a le même profil en France (ce qui n'est bien sûr pas certain) on peut donc s'attendre à environ 2 000 hospitalisations supplémentaires en réanimation durant cet hiver (ce qui est inférieur à ce que laissait prévoir une estimation antérieure basée sur les données

beaucoup plus limitées provenant de Nouvelle Calédonie).

 

Avec les réserves qui s'imposent sur les variations possibles de l'épidémie dans l'espace et dans le temps, cette publication permet donc d'anticiper utilement sur la surcharge de travail attendue dans les services de réanimation cet hiver et sur les besoins de ces unités en

hommes et en matériel en particulier en respirateurs et en appareils d'ECMO.

 

Dr Anastasia Roublev

 

The ANZIC Influenza Investigators. Critical care services and 2009 H1N1

influenza in Australia and New Zealand. N Engl J Med 2009; publication

avancée en ligne le 8 octobre 2009 (10.1056/NEJMoa0908481).

 

http://content.nejm.org/cgi/content/full/NEJMoa0908481

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