08.11.2009

un dossier de futura science sur les virus

extrait :

http://www.futura-sciences.com/fr/doc/t/biologie/d/les-vi...

 

On estime qu’il existe sur notre planète près de 1031 particules virales différentes, une diversité infiniment supérieure à celle cumulée des organismes des trois règnes du vivant (Hamilton, 2006). Aujourd’hui, nous en connaissons quelques 10000 différents, c’est dire notre ignorance à leur égard. Les milieux marins concentrent une grande majorité de ces virus, principalement des bactériophages, encore inconnus, qui semblent jouer un rôle crucial dans les équilibres marins (Angly et al., 2006).

 

Parce que considérés comme objets inertes, on pensait que les virus ne jouaient aucun rôle dans l’évolution. Aujourd’hui, nous savons que les virus ont leur propre histoire évolutive remontant à l’origine même de la vie. Certains scientifiques affirment que les virus pourraient être à l’origine de l’apparition de la molécule d’ADN (Forterre, 2006; Whitfield, 2006 ) et même du noyau cellulaire (Pennisi, 2004).

 

Les virus inventent à tout moment de nouveaux gènes, de nouvelles fonctions, dont nous n’avons pas la moindre idée, mais qui constituent une source d’innovation génétique extraordinaire. A l’image des rétrovirus endogènes qui représentent 10% de notre patrimoine génétique et qui sont impliqués dans la formation de notre placenta (de Parseval and Heidmann, 2005). Les gènes viraux pourraient constituer une réserve de gènes susceptibles d’enrichir les génomes des organismes des trois règnes du vivant, alimentant leur propre évolution.

 

Le monde viral est extrêmement complexe et se limiter à l’étude des seuls virus pathogènes ne serait pas judicieux. L’étude de la « virosphère » pourrait nous renseigner sur l’origine même de la vie et l’émergence de la biodiversité sur notre planète.

04.11.2009

Dans le monde :

6'790 (8'886) morts

Amériques (4'820-6'864) : 1'465 (3'509) aux Etats-Unis, 1'403 au Brésil, 593 en Argentine, 354 au Mexique, 162 au Pérou, 136 au Chili, 131 en Colombie, 105 au Canada, 95 au Venezuela, 75 en Equateur, 56 en Bolivie, 43 au Paraguay, 38 au Costa Rica, 33 en Uruguay, 22 en République dominicaine, 22 au Salvador, 18 au Guatemala, 16 au Honduras, 11 au Nicaragua, 11 au Panama, 7 à Cuba, 5 en Jamaïque, 5 à Trinidad et Tobago, 4 aux Bahamas, 3 à la Barbade, 2 au Suriname, 1 à la Guadeloupe, 1 en Guyane française, 1 aux Iles Caïmans, 1 à la Martinique et 1 à Saint-Christophe-et-Niévès.

Asie (1'270) : 477 en Inde, 182 en Thaïlande, 77 en Malaisie, 62 en Arabie Saoudite, 47 au Japon, 42 en Corée du Sud, 39 à Hong Kong, 39 en Israël, 37 au Vietnam, 30 aux Philippines, 28 en Iran, 27 à Taïwan, 25 à Oman, 19 au Koweit, 18 à Singapour, 16 au Yémen, 14 en Russie, 11 en Turquie, 10 en Indonésie, 7 au Bangladesh, 7 en Chine, 7 en Irak, 7 en Mongolie, 7 en Syrie, 6 à Bahrein, 6 aux Emirats arabes unis, 5 en Jordanie, 4 au Qatar, 3 au Cambodge, 3 au Liban, 2 à Macao, 1 en Afghanistan, 1 à Brunei, 1 en Géorgie, 1 au Laos, 1 en Palestine et 1 en Syrie.

Europe (350-402) : 143 en Grande-Bretagne, 63 en Espagne, 22 (70) en Ukraine, 18 en Italie, 15 (18) en France métropolitaine, 15 en Norvège, 11 en Irlande, 10 aux Pays-Bas, 7 en Belgique, 6 en Allemagne, 6 en Grèce, 6 au Portugal,, 5 en Hongrie, 5 à Malte, 4 en Bulgarie, 3 en Suède, 1 (2) en Biélorussie, 2 en Serbie, 1 en Autriche, 1 en Croatie, 1 en Finlande, 1 en Islande, 1 au Luxembourg, 1 en Moldavie, 1 en République tchèque et 1 en Slovénie.

Océanie (228) : 187 en Australie, 19 en Nouvelle-Zélande, 9 en Nouvelle-Calédonie, 7 en Polynésie française, 2 aux îles Samoa, 1 aux îles Cook, 1 aux îles Marshall, 1 aux îles Salomon et 1 aux îles Tonga.

Afrique (122) : 91 en Afrique du Sud, 8 à Maurice, 6 en Egypte, 6 à la Réunion, 2 à Mayotte, 2 au Mozambique, 2 à Sao Tomé-et-Principe, 1 au Ghana, 1 à Madagascar, 1 en Namibie, 1 au Soudan et 1 en Tanzanie.

02.11.2009

Les Nutriments Anti-Graisse - 1 de 3

Beaucoup de gens considèrent encore que les régimes sont la meilleure méthode pour perdre du poids. Bien sûr, les gens qui mangent vraiment beaucoup trop peuvent perdre du poids en faisant une réduction des apports caloriques. Cependant, il est de plus en plus apparu que le "comptage de calories" n’est pas la solution aux problèmes de poids.

 

Les régimes permettent de perdre rapidement quelques kilos, mais ce poids est presque toujours repris dès que les régimes sont interrompus parce que les kilos perdus consistent essentiellement en eau et en tissu musculaire. Le résultat caractéristique des régimes est l’augmentation du pourcentage de graisse corporelle et la diminution de la masse musculaire, celle qui brûle les calories! le métabolisme basal (les calories dépensées au repos) diminue au fil des régimes qui deviennent de moins en moins "payants" parce que le corps ne répond plus. C’est ce qu’on appelle l’effet "Yo-Yo" dans lequel chaque cycle de perte et reprise de poids rapproche encore plus sûrement de l’obésité.

 

L’objectif d’un programme anti-graisse sérieux n’est pas seulement de perdre du poids mais de modifier la composition du corps pour accroître sa capacité à brûler en permanence des calories. Pour cela, il faut augmenter la masse musculaire et diminuer la masse graisseuse. C’est le miroir et la taille des vêtements, beaucoup plus que la balance, qui permettent de juger des résultats.

 

Trois principes à respecter pour rester mince

1) ne mangez pas n’importe quoi en n’importe quelle quantité. Evitez les graisses saturées ce sont elles que l’organisme convertit le plus aisément en graisses de réserve. Eliminez les sucres rapides et limitez l’alcool à une consommation raisonnable de vin rouge de bonne qualité. Buvez de l’eau en quantité tous les jours. Consommez des aliments riches en fibres.

 

2) faites un peu d’exercice tous les jours. Même 30 minutes de marche à pied élèveront votre métabolisme basal pendant 24 heures. Pour perdre du ventre, il a été conseillé de faire plus de 40 mn de pédalage-maison; c'est à partir de ce temps que la graisse du ventre commence à se dissoudre; il faut, de toutes façons patienter souvent un minimum de deux mois.

 

3) prenez des nutriments anti-graisse en quantité adéquate et pendant la durée nécessaire. La science de la nutrition a réalisé d’immenses progrès en quelques années. Nous avons découvert comment certains nutriments influençaient la décision de l’organisme de conserver ou brûler ses réserves graisseuses. En choisissant d’incorporer ces nutriments à votre alimentation, vous commencerez à contrôler votre propre métabolisme au niveau biochimique.

 

Les nutriments anti-graisse :

Ils peuvent vous permettre de réduire votre graisse corporelle en quelques semaines, d’améliorer votre métabolisme, de supprimer les crises de fringale tout en conservant ou en accroissant votre niveau d’énergie. Utilisez les pour :

 

1 - Bloquer l’absorption des graisses alimentaires

Le Chitosan est une fibre extraite de l’exosquelette des crustacés, dont la polarité électrique est inverse de celle des lipides. Prenez du Chitosan avant un repas et il se combinera aux graisses contenues dans l’alimentation pour former avec elles un gel indigestible que vous évacuerez ensuite naturellement. Chaque gramme de Chitosan bloquera ainsi l’absorption de 4 à 8 grammes de graisse. Or, la plupart des gens obtiennent 30 à 40% de leurs calories des graisses qu’ils ingèrent alors que seuls 6% sont réellement nécessaires. Une bonne vingtaine d’études réalisées dans différents centres d’études et différents pays attestent de l’efficacité du Chitosan : "Le Chitosan inhibe spécifiquement la digestion et l’absorption des graisses alimentaires". Et cette spécificité permet de perdre du poids. Le Chitosan n’est pas la pilule miracle qui permet de perdre 10 kilos en 15 jours mais il fonctionne lentement et sûrement: la prise de 4 à 5 grammes de Chitosan par jour permet de perdre sans effort jusqu’à 1 kilo de graisse par mois. Le Chitosan est une arme sûre et efficace que vous devez inclure dans votre arsenal anti graisse!

A suivre

 

Feng-shui de l'amour

http://www.josyanejoyce.com/boutique-josyanejoyce/feng-sh...

Obtenir une demande en mariage,

Retour de flammes du partenaire

Eviter les disputes conjugales, éviter.... ruputures et divorces

Trouver l'âme soeur

BANNIEREFENG 2.jpg

30.10.2009

Si la grippe mondiale vous inquiète

INFOS IMPORTANTES

 

http://cuisinetsante.hautetfort.com/

29.10.2009

Bon anniversaire!

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28.10.2009

Etes-vous prêts? vraiment prêts

La grippe A est  une "menace sociale"

Pour Patrice Bourdelais, historien et professeur à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris, l'épidémie pourrait provoquer de graves tensions dans le pays.

Le ministère de la Santé n'a cessé de communiquer durant l'été. Aujourd'hui, les stocks de vaccins sont là, mais l'épidémie se fait attendre. Certains doutent même de son existence. Alors pourquoi les pouvoirs publics se sont-ils autant mobilisés?

Il y a d'abord un particularisme français: depuis l'affaire du sang contaminé, le principe de précaution régit l'attitude de nos gouvernants en matière de santé publique. Mais, plus généralement, aujourd'hui, c'est l'ensemble des sociétés contemporaines qui présentent un seuil de tolérance extraordinairement bas aux événements imprévisibles et dramatiques. Un décès, et c'est la Une des journaux télévisés. La mort fait peur, elle a été peu à peu exclue de notre environnement, au point que nous sommes très démunis face à elle. Qui se souvient que la grippe de Hongkong a provoqué en France, durant l'hiver 1968, la disparition de 28 000 personnes? Où est ­notre mémoire collective de ces deuils?

Comment expliquez-vous l'évidente réticence des populations à se faire vacciner, même gratuitement?

On peut appeler cela le syndrome de Pierre et le loup: l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a eu beau monter ce phénomène en épingle, les Français, eux, ne voient toujours rien venir. Pis: on leur explique que le vaccin a été (trop?) rapidement étudié par les autorités de santé, qu'il contient des adjuvants– le mercure, notamment. Comme les pouvoirs publics, les individus raisonnent en termes de risque. Sans doute le risque épidémique est-il actuellement, à leurs yeux du moins, inférieur au risque vaccinal.

 

Il suffirait donc que l'épidémie arrive vraiment pour que la demande de vaccins explose?

C'est très vraisemblable, et je ne vois pas comment on échapperait alors à des tensions sociales importantes, en France comme ailleurs. Il n'est pas impossible que certains gardent précieusement par devers eux "leur" Tamiflu, voire en arrivent à se battre pour faire partie des premières personnes vaccinées... Les personnes saines vont accuser les malades d'être irresponsables pour ne pas s'être fait vacciner. Ce ne sera pas la guerre civile, mais les clivages à l'intérieur des pays risquent d'être plus nets encore que ceux entre nations.

 

Voila donc pourquoi les personnes soi-disant saines piquent la place aux handicapés, celles au macaron… les personnes handicapés sont des super privilégié-e-s, CQFD

 

D'autant que les conditions de distribution du vaccin ne sont pas totalement réglées...

C'est même, à ma connaissance, une première dans l'histoire de notre pays: les pouvoirs publics ont établi une hiérarchie entre les prioritaires (personnel de santé, adolescents...) et les moins prioritaires (la population générale). Tout le monde pourra être vacciné, mais pas la même semaine. Or, sur ce point précis, les pouvoirs publics manquent de pédagogie; à mon avis, ils commettent une erreur, car certaines réactions seront violentes.

 

De quelle violence parlez-vous?

Ceux qui apprendront brutalement qu'ils ne pourront être vaccinés au moment où ils le souhaitent le vivront très mal. Pour peu que survienne un élément supplémentaire (chômage, origine étrangère, quartier difficile, etc.), ils en concevront un sentiment d'injustice fort, quelque chose de l'ordre du "décidément, je ne suis pas un Français comme les autres". Ils se sentiront abandonnés par le gouvernement. De ce point de vue, la grippe A constitue une menace pour la cohésion sociale.

27.10.2009

On y est

http://cuisinetsante.hautetfort.com/

25.10.2009

Pris dans un forum sérieux

ce qui se passe aux USA me parait surréaliste.

j'ai des sentiments mitigés.. on peut effectivement se dire qu'ils veulent écouler leur vaccin et toutes  choses dans la même veine, ou qu'ils continuent sur leur lancée, maintenant que la machine a été lancée

 

mais j'ai plutôt l'impression que leur système de santé est en mauvais état, moins performant que celui de l'Australie qui a bien " absorbé" l'accroissement de travail en réanimation.

nous avons eu des nouvelles un peu hallucinantes du Texas et d'Albuquerque, avec un afflux de malades tremblants de fièvre, emballés dans des couvertures ..

avec des gens qui participent à des " loteries" pour gagner une consultation gratuite en médecine pour leur diabète, etc..

d'autres qui prennent leur médicament un jour sur deux, par manque d'argent

on sait aussi qu'il y a beaucoup d'obèses , qui sont des personnes fragiles ( > à 30 % de la population dans beaucoup d'états )

donc la population ne va pas bien en général

 

 

une des solutions est de vacciner, pour éviter l'afflux de malades;

seulement, ils n'ont pas reçu les vaccins.. pas assez.

d'où les queues dans la rue

 

traduction auto d'un post de laidback all de flutracker qui est allé voir comment se passait une vaccination

http://www.flutrackers.com/forum/showthread.php?t=129869<...

Mes observations de première main des cliniques de vaccination

Aujourd'hui, c'était le premier jour que nos services de santé locaux faisaient la première série de vaccin H1N1 injectable disponible en quantités limitées. J'ai profité de l'occasion pour visiter l'un des dispensaires aujourd'hui de la date de l'ouverture. J'ai vérifié la ligne et écouté les personnes causant la ligne. ( la ligne = la queue)

Les gens ont apparemment commencé à faire la queue au moins trois heures avant l'ouverture des cliniques. La clinique avait du personnel dans les rues de diriger le trafic intense. Il y avait des centaines de personnes en ligne et la ligne ne cesse de croître pendant plusieurs heures. Des chaises sont portées, le café chaud, et petit-déjeuner pendant qu'ils attendaient en file. Presque toutes les personnes en ligne ont été les familles qui élèvent leurs enfants à la vaccination. Une femme, travaillant dans un établissement de soins de santé, a déclaré que même les médecins et les infirmières dans son établissement n'avait pas encore reçu le vaccin. Elle était là parce qu'elle avait une condition sous-jacente.

Bien que les détails ésotériques du programme de vaccination (comme nous l'entendons ici, à FT) ne sont pas claires à la plupart des personnes dans la file, ils ont attendu patiemment toute façon. Certains compris la différence fait l'FluMist vivants atténués, et le virus inactivé dans les injections. Certains référencés de la CDC dans les conversations et tous l'air de savoir que les vaccinations ont été limités à des groupes hautement prioritaires. Ces gens étaient dans la moyenne des familles et des individus, tout comme vos voisins de palier ou de parents éloignés. Ils ne semble comprendre que les jeunes avaient un risque plus élevé et c'est pourquoi ils sont venus et ont fait la queue. Il était agréable pour moi de voir l'attitude de ces personnes. Parfois, certains d'entre nous sont blasés par les pseudo-intellectuels et les opposants des maux de la vaccination en général.

La ligne a été ordonnée et pacifique. En quelques heures, la clinique avait eu pénurie de vaccin. Je restais à voir combien ont été détournés. Il est décourageant de voir des familles à révéler et avoir leurs enfants à l'arrière de la ligne à l'autre extrémité du bloc. Pendant ce temps les personnes plus âgées, dont certaines en chaises roulantes, certaines avec des réservoirs d'oxygène, a lutté pour venir à bout de la ligne, aussi bien. Certains ont même payé pour avoir un taxi les déposer, je pense qu'ils n'ont pas eu un copain de la grippe à compter.

Cela s'est produit ce matin avant d'Obama a annoncé la «urgence». Que la prochaine série de vaccinations public sera aussi ordonnée et pacifique reste à voir. J'espère que le vaccin peut être livré en quantités suffisantes pour répondre aux besoins de ceux qui le veulent. Je crains que la déclaration d'une «urgence», provoquera un processus moins ordonné la vaccination lorsque le prochain arrivage arrive.

18.10.2009

Cela nous concerne aussi

Pandémie grippale : ce qui attend nos services de réanimation

source : http://groups.google.com/group/fr.bio.medecine/browse_thread/thread/034c2ad041cb8d70

La gravité réelle de la pandémie grippale actuelle est toujours l'objet  de controverse.

Pour être simple deux positions s'affrontent aujourd'hui.

Certains, de plus en plus nombreux, sur la base des chiffres modestes de morbidité et surtout de mortalité enregistrés ces dernières semaines dans l'hémisphère Nord, estiment, pour résumer leur pensée, que l'on a fait beaucoup de bruit pour rien (ou pas grand chose) et que les sommes considérables engagées pour prévenir la propagation de l'épidémie par une vaccination de masse auraient pu être mieux utilisées.

 

D'autres, se fondant sur les premières données cliniques rapportées aux Etats-Unis et au Mexique et sur les précédents historiques, considèrent que ne nous ne sommes peut-être qu'à l'aube d'un phénomène de très grande ampleur.

 

Loin des polémiques sur la pertinence de telle ou telle mesure, un article publié en ligne par le New England Journal of Medicine nous fournit des éléments chiffrés fiables pour étayer notre réflexion et surtout pour nous préparer à prendre en charge les patients les plus graves.

 

Ce travail est le premier qui décrit de la façon la plus exhaustive possible les conséquences d'une épidémie hivernale de grippe A (H1N1) : celle qui est survenue en Océanie au cours des mois de l'hiver austral entre juin et août 2009.

 

 Il est en effet à relever que les études publiées précédemment concernaient les cas enregistrés au début de la pandémie dans les pays de l'hémisphère Nord c'est-à-dire en périodes printanières ou estivales qui ne favorisent pas habituellement la propagation des virus grippaux. 5 % des lits de réanimation occupés par des patients atteints de grippe

 

Au cours de ce trimestre d'hiver, la société australienne et néo-zélandaise de réanimation (ANZIC) a recensé 722 cas de grippe A (H1N1) confirmés biologiquement admis dans les 187 services de réanimation des deux pays.

 

Australie et Nouvelle Zélande étant des états développés dotés d'un système de soins efficace, on peut estimer que la très grande majorité des cas de grippe A pandémiques qui auraient nécessité un séjour en réanimation ont été inclus dans ce travail. Seuls pourraient y avoir échappé, d'éventuelles formes fulminantes décédées avant l'admission ou les faux négatifs du diagnostic biologique (PCR ou sérologie).

 

La fréquence minimum des formes graves imposant la réanimation a donc été de 28,7 cas par million d'habitants au cours de ce trimestre d'hiver en Australie et en Nouvelle Zélande. A titre de comparaison, au cours des 4 hivers précédents, les hospitalisations pour pneumonie virale en réanimation dans ces deux pays étaient 15 fois moins fréquentes (57 cas en moyenne). Au total, durant cet hiver et en moyenne, 5,2 % des lits disponibles en réanimation étaient occupés par des patients atteints de grippe A (H1N1) (avec un maximum de 19 % dans une région et durant une période).

 

Femmes enceintes et obèses en première ligne

Cette étude a permis par ailleurs de confirmer certains des facteurs de risque de formes graves déjà identifiés dans les publications précédentes avec une fréquence nettement majorée pour :

- les femmes enceintes (9,1 % des patients contre 1 % dans la population générale),

- les sujets obèses (28,6 % avaient un IMC supérieur à 35 contre 5,3 % dans la population générale),

- les sujets ayant des antécédents broncho-pulmonaires (32,7 %).

Par ailleurs aborigènes d'Australie et Maori de Nouvelle Zélande étaient  également surreprésentés parmi ces formes graves.

Comme dans les autres séries publiées, la très grande majorité des  sujets avaient moins de 65 ans (92,7 %), la tranche d'âge la plus touchée étant celle des enfants de moins d'un an.

Plus de 15 % de décès prévisibles parmi les patients admis en réanimation Les tableaux cliniques présentés par ces patients étaient largement dominés par les syndromes de détresse respiratoire aiguë d'origine virale (environ 50 %), devant les surinfection bactériennes (environ 20 %).Une ventilation assistée a été nécessaire dans 456 cas et pour 53 patients un oxygénateur extracorporel à membrane (ECMO) a été utilisé. Au 7 septembre, 14,3 % de ces patients étaient décédés et 15,8 % demeuraient à l'hôpital dont 5,1 % en réanimation.

 

Des projections pour la France

Si l'épidémie a le même profil en France (ce qui n'est bien sûr pas certain) on peut donc s'attendre à environ 2 000 hospitalisations supplémentaires en réanimation durant cet hiver (ce qui est inférieur à ce que laissait prévoir une estimation antérieure basée sur les données

beaucoup plus limitées provenant de Nouvelle Calédonie).

 

Avec les réserves qui s'imposent sur les variations possibles de l'épidémie dans l'espace et dans le temps, cette publication permet donc d'anticiper utilement sur la surcharge de travail attendue dans les services de réanimation cet hiver et sur les besoins de ces unités en

hommes et en matériel en particulier en respirateurs et en appareils d'ECMO.

 

Dr Anastasia Roublev

 

The ANZIC Influenza Investigators. Critical care services and 2009 H1N1

influenza in Australia and New Zealand. N Engl J Med 2009; publication

avancée en ligne le 8 octobre 2009 (10.1056/NEJMoa0908481).

 

http://content.nejm.org/cgi/content/full/NEJMoa0908481

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